Mercredi 12 novembre 2008

La conversion selon LT (LibraryThing) ou la conversion rétrospective des fonds de bibliothèques au cours d'une pizza-party à Boston.


LibraryThing annonce sur son blog une mobilisation-éclair (flash-mob party) le 15 novembre 2008 visant à cataloguer les collections d'une bibliothèque d'association.


L'objectif est de tester la possibilité de cataloguer l'intégralité d'un fonds à grande échelle (1200 livres).

Comme l'explique Abby de LibraryThing, des écoles, des églises, des synagogues, des musées et même des ambassades utilisent LibraryThing comme catalogue. Il est vrai que LibraryThing est plus facile à utiliser que n'importe quel système de gestion de bibliothèques. Munis d'ordinateurs et de lecteurs de code-barres, les organisateurs avec l'aide de volontaires estiment que la journée sera suffisante pour la mise en œuvre de ce projet.


Quels seront les résultats d'une telle opération? Tout dépend de la nature du fonds à cataloguer. Les notices des livres munis de codes-barres (EAN) seront relativement faciles à récupérer grâce aux nombreuses bases interrogeables sur LibraryThing : 692 sources interrogeables (dont le SUDOC et l'école normale supérieure de Paris pour les catalogues français).


Si le fonds de l'association est relativement récent, on peut estimer qu'une grande partie des titres sont pourvus d'EAN. Reste certains titres qui devront être identifiés par une recherche auteur, titre, date. Le choix de la base à interroger, de la bonne notice, du bon support demande des volontaires non seulement enthousiastes (même avec le soutien de PizzaHut ou Domino's Pizza) mais aussi compétents en catalogage.


A noter que LibraryThing conçu à l'origine pour les collections de livres des particuliers, autorise les associations sans but lucratif, les écoles, les clubs à utiliser un compte de particulier (gratuit jusque 200 livres, 15$ par an jusque 5000 livres). LibraryThing envisage de développer une version "pro" distincte de la version grand public. Cette version "pro" proposerait une fonctionnalité pour la circulation des livres.


A titre personnel, j'utilise les services de LibraryThing pour l'association vélocité.86 dont les membres souhaitent partager leurs livres sur la pratique du vélo en ville ou en voyage. Ce service présente certains avantages dont la possibilité d'éditer un catalogue, avec une visibilité sur la localisation du livre (des initiales permettent de savoir qui a le livre), le partage éventuel des commentaires ou la possibilité d'intégrer au site de l'association un widget pour la recherche dans le catalogue.


Pour en revenir à cette mobilisation-éclair, un bilan sur le blog de LibraryThing sera le bienvenu avec quelques commentaires : organisation du travail, procédures, enrichissement des notices, problèmes rencontrés, interrogation des bases, etc...



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Lundi 9 juin 2008
C'est l'histoire d'une vache qui voulait une bicyclette... petit clin d'oeil à la bibliothécaire à vélo qui s'exprime ici.

Mais surtout, c'est un service en ligne qui permet de feuilleter des albums pour enfants avant d'acheter.  Lookybook  peut s'avérer très utile pour découvrir des auteurs, des illustrateurs, faire un choix pour une bibliothèque...








Merci à Pierrequiroule pour l'avoir remarqué.





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Lundi 9 juin 2008

Présentation des interventions prochainement disponible sur le site de l'ABES

Conférence inaugurale de M. Lorcan Dempsey, Vice-président OCLC

"La grande révélation : penser les ressources de la bibliothèque à l’échelle du web"

Le contexte

- La bibliothèque n’est plus le lieu par défaut pour la recherche documentaire

- Les professionnels passent trop de temps à manager les ressources, à produire les métadonnées, et pas assez à mettre en valeur ces ressources

- L’usager attend des propositions, des recommandations, des relations…

Des solutions

- Les catalogues de nouvelle génération offrent des interfaces personnalisables

- Les bibliothèques s’exposent sur Flickr, Wikipedia

- Les bibliothèques se positionnent dans l’environnement personnel de l’usager

- Les usagers sont ramenés vers les sites de bibliothèques grâce à des liens sur Google Book ou Google Scholar

 

OCLC et Google concluent un partenariat pour l’échange de données entre Google Book Search et WorldCat.org

Source : lien vers annonce OCLC

Un exemple ici une fois la notice affichée, cliquer sur aperçu de l'ouvrage ou voir l'ouvrage en ligne

Cette remarque est importante en regard de l’annonce de l’ABES d’un accord prochain pour l’exportation des notices SUDOC vers OCLC.

 

Présentation du JISC par Mme Catherine Grout, Directrice des e-content

Le JISC, Joint Information Systems Committee est une structure installée en Grande-Bretagne. Son champ d'action est celui de l'IST.

Le JISC travaille sur une vingtaine de programmes : des programmes de e-learning, des programmes de numérisation, dépôts institutionnels, achat de ressources électroniques. Le but de l'organisation est d'obtenir un retour sur investissement en terme d'économies d'échelle. JISC expérimente des licences internationales avec par exemple le Danemark.


Le JISC comme un modèle d'organisation de l'IST en France?

 

OCLC en France, M. Eric van Lubeek

A l'heure où 89% des usagers commencent leur recherche avec un moteur de recherche et seulement 2% par un catalogue de bibliothèque, OCLC au travers de WorldCat cherche à accroître sa visibilité sur le web. Le nouveau portail de WorldCat propose désormais une intégration dans Facebook, une extension pour Firefox, des exportations de références dans EndNote et Refworks…

Voir aussi WorldCat local, possibilité de personnalisation pour un accès local article ou autre article

 

Un projet pour l'ABES, M. Raymond Bérard, Directeur de l'ABES


- Nouvelle organisation de l'ABES en 4 départements : Etudes et projets, Systèmes d'information, Services au réseau, Ressources humaines plus une cellule qualité et une cellule communication.

 

- Recentrer les activités en pôles, reprendre la maîtrise d'œuvre, assumer les développements

 

- Quel projet pour l'ABES ? Un JIST à la française? Le vote définitif qui interviendra au CA du 6 juin sera déterminant quant au rôle de l'ABES dans le paysage de l'IST en France.

 

Bilan des activités de l'ABES :

- La réussite du SUDOC est incontestable. Le bilan est plus nuancé pour le portail SUDOC qui n'a pas trouvé sa place, faute d'une analyse suffisante des besoins et d'un positionnement par rapport aux portails locaux. En conséquence, le site du portail SUDOC est abandonné au 1er septembre 2008

 

- Le dispositif STAR est déployé dans 45 établissements, 26 établissements supplémentaires sont candidats. L'organisation du circuit électronique des thèses dans les établissements est du ressort des universités pas de l'ABES.

 

- Le groupement de commandes a permis à l'ABES de se faire connaître auprès des universités

 

- Le projet CALAMES a mené à l'ouverture du site sur le web fin 2007

 

- L'ABES participe à la mise en œuvre du portail NUMES, inventaire des projets de numérisation de l'enseignement supérieur. Les ressources sont accessibles sur le portail Michael

 

Projets et perspectives


- Les compétences de l'ABES sont réaffirmées dans le signalement et la description des ressources. Cependant, le catalogue SUDOC n'est pas forcément la meilleure solution pour décrire certains documents comme les ressources électroniques, les manuscrits, les documents pédagogiques… D'autres solutions sont développées par l'ABES : STAR, CALAMES. 

Les documents jeunesse (intégration des IUFM) ont-ils leur place au SUDOC? A priori, oui (au vote du CA du 6 juin 2008)


- Le catalogue comme seul point d'accès aux collections n'est plus la réponse aux besoins des usagers. Pour accroître la visibilité des collections, l'ABES fait le choix de charger les notices SUDOC dans WorldCat pour bénéficier en retour des outils "push" développés par OCLC. A noter également que OCLC propose un outil d'aide à la gestion des collections outil WebDewey

 

- L'ABES se positionne comme spécialiste du traitement de masse mais renonce au traitement des doublons au cas par cas. Ce traitement doit reposer sur les établissements déployés.

 

- Politique de déploiement : soit par objectifs (conférence des grandes écoles) soit par capillarité (logique de territoire, un ILN déploie de nouveaux RCR). La 2e solution est privilégiée. L'ABES envisage de proposer des accès à WinIBW (interface professionnelle) à 2 niveaux : un niveau producteur de notices, un niveau exemplarisateur.

 

- le rôle du SUDOC-PS reste essentiel. C'est le seul outil qui permet une visibilité du plan de conservation partagée. Progrès à réaliser : moderniser la procédure d'attribution des ISSN, dématérialiser les demandes, modéliser la structure du réseau.

 

- PEB : On constate généralement une tendance à la baisse de l'activité PEB.

Le remplacement du logiciel SUPEB est prévu en 2010. La facturation doit être simplifiée, le système de compensation peut être mis en place (voir le rôle de l'AURA), un dispositif de fourniture de documents à distance devrait être mis en place.

- L'ABES joue également un rôle d'assistance auprès des utilisateurs professionnels. Un guichet unique d'assistance sera mis en place. Le rôle des coordinateurs dans la circulation des informations entre l'ABES et les professionnels est essentiel. L'ABES envisage la mise en place d'une liste de discussion dont elle serait absente afin que les professionnels dialoguent entre eux et non toujours en direction de l'ABES.

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Dimanche 20 avril 2008

Le Petit Prince est une oeuvre, c'est aussi une marque déposée.

Un conflit oppose un éditeur en Corée du Sud à la société chargée de gérer les droits de la marque. L'éditeur doit retirer du marché un certain nombre de livres ayant utilisé des illustrations et le titre avec son graphisme original en français et en coréen.

Sources :

Le petit Musée des Marques
english.chosun.com


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Samedi 19 avril 2008
On l'a vu, l'e-book rend certaines choses plus difficiles. L'e-partition utilise le même support mais pour un usage qui m'intéresse en tant que pianiste amateur et qui peut aussi intéresser les bibliothèques.

Les raisons :

Une partition classique se présente souvent sous forme de quelques feuillets qui n'ont aucune tenue sur un piano ou un pupitre, des feuillets qui dégringolent dès qu'on approche la main délicatement pour tourner une page, des pages de musique qui se retrouvent surchargées d'annotations par les interprètes successifs à tel point que la partition devient illisible, qui n'ont jamais le bon format pour être glissés dans un cartable ou un sac, qui s'entassent dans une armoire sans possibilité de classement.

Les recueils de partitions qui sont plus pratiques à l'usage, présentent cependant un inconvénient pour la recherche, à moins de disposer d'un catalogue de dépouillement de ses propres partitions.

La solution :

Grâce à MusicPad Pro vu chez freehandsystems :

- tourner une page d'un doigt sans interrompre le jeu ne relèvera plus de l'exploit
- annoter les partitions, mais aussi effacer les annotations deviendra possible
- retrouver plus facilement ses partitions grâce à des menus sera un jeu d'enfant
- télécharger des partitions permettra d'élargir son répertoire
- scanner ses propres partitions évitera d'emporter une malle à chaque déplacement

Si en plus, je trouve une bibliothèque abonnée à la base freehandmusic
, je pourrai revendre l'armoire à partitions où le classement pose vraiment problème même pour une bibliothécaire. Il m'arrive de racheter 2, voire 3 fois la même partition lors de mes expéditions chez Emmaus parce que je ne sais pas exactement ce que j'ai déjà. Je ne vais quand même pas faire un catalogue de mes partitions!






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Dimanche 30 mars 2008
Vu sur le site L'actu en patates (blog de Martin Vidberg) : la liste de ce qui sera beaucoup plus difficile avec le livre numérique.
Voir aussi sur son blog les commentaires avec la liste complète des propositions.








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Samedi 15 mars 2008
Une nouvelle association est née le 16 janvier dernier : "les cyclo-lecteurs".

Objet : aider les lecteurs publics itinérants non professionnels qui se déplacent à bicyclette ou à pied pour proposer leurs lectures publiques. Siège social : 105, rue Joachim du Bellay, 86000 Poitiers. Date de la déclaration : 16 janvier 2008.

Le cyclo-lecteur se déplace non pas en TGV, non pas en avion, ni même avec sa voiture mais en bicyclette à la demande d'un organisme, un groupe, une bibliothèque, une maison de retraite, une association, etc...

Jean-Pierre Brèthes est l'un de ces cyclo-lecteurs.
Dans le cadre de la manifestation "Printemps des poètes," il sera présent le 29 mars 2008 à 17h30 à la bibliothèque de l'Isle-Jourdain dans le Gers pour des lectures de poèmes sur le thème du voyage. D'autres étapes sont prévues dans le Gers, la Haute-Garonne, le Gard et la Vienne.

Si vous êtes intéressés,  vous pouvez le contacter sur son site : cyclo-lecteur

Des bibliothèques de cyclos sur le web :

La bibliothèque des adhérents de Vélocité.86 sur LibraryThing : les adhérents partagent leurs livres sur LT

Le centre de documentation de l'association Pignon sur Rue : des documents sur le vélo, l'intermodalité, la mobilité en ville. Au catalogue, des articles de revues : la décroissance, la revue durable, silence, villes et transports, vélocité, futuribles, etc...
Le centre de documentation utilise le logiciel PMB.

La bibliothèque de CCI, cyclo-camping international : récits de voyages à vélo autour du monde.  Une fiche détaillée pour chaque titre.




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Jeudi 13 mars 2008

Présentation de l'archive ouverte HAL, un outil de communication scientifique directe entre chercheurs - Présentation et démonstration de HAL

Présentation : Daniel Beaufort, université de Poitiers
Intervenant : Daniel Charnay, Directeur du CCSd, Centre pour la communication scientifique directe

Date de publication : 18/01/2008

Durée : 01h 30min 40s

UPtv, la chaîne internet de l'Université de Poitiers



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Notes prises pendant la conférence et lors d'une formation à l'ENSSIB par le même intervenant :

Quelques idées sur les archives ouvertes :
  • réappropriation du travail de la recherche
  • raccourcir les délais de mise à disposition
  • permettre l'autoarchivage
  • faciliter l'interopérabilité
  • mesurer l'impact du web : un document accessible librement sur le web est cité 2 à 5 fois plus souvent
  • obtenir un référencement dans google scholar

Naissance de HAL
A l'origine, ArXiv a servi de modèle. Surtout utilisé par les physiciens, ce modèle d'archives ouvertes permet le dépôt de préprint. Aujourd'hui, le dépôt de préprint se prolonge au delà de la publication avec l'accord des éditeurs.
Ce modèle a été transposé par le CNRS au sein du CCSD avec une approche chercheur, ni institutionnelle, ni disciplinaire mais essentiellement pragmatique. HAL s'appuie sur des technologies libres.
HAL garantit l'accès au texte intégral, une indexation globale, l'horodation des dépôts, la permanence des dépôts, une adresse web stable.


Que trouve-t-on dans HAL?
Des documents scientifiques et techniques, publiés ou non, identifiés selon la typologie du Ministère (normalisée).

Comment déposer ?
  • identification simplifiée : compte auto-validé
  • niveau scientifique requis : mais pas d'éditeur scientifique, pas de comité de validation. Des documentalistes filtrent le dépôt. Des spécialistes du domaine valident la publication
  • Le dépôt se fait sans retrait : c'est une garantie en cas de contestation – garantie aussi pour les citations. Si plusieurs versions existent, chaque version successive est enregistrée. C'est le cas par exemple des thèses publiées avant soutenance, puis après validation du jury et corrections. HAL n'est pas non plus un dépôt de préprints d'où les documents seraient retirés après publication. Le dépôt est permanent
  • Tous formats acceptés : selon la source, PDF, Word, etc…

Quelle politique au regard des éditeurs commerciaux?
la version auteur est déposée dans HAL (on rencontre cependant des résistances dans le domaine de la chimie)
vérifier les contrats d'édition et se réserver le droit de publier sur des archives ouvertes (des difficultés avec Hermès par exemple)
respecter les droits des éditeurs : dépôt différé avec embargo
en cas de publication, le document HAL peut être enrichi des références de publication et du DOI


Usages de HAL
le dépôt permet des retours rapides pour corrections de la part de la communauté des chercheurs. L'article est lu dans les 15 premiers jours et donne lieu à des échanges de mail. Ces échanges ne sont pas relayés sur HAL contrairement à ce qui se fait sur d'autres dépôts d'archives ouvertes. C'est une possibilité à l'étude.
les articles sont lus en pré-publication, donc moins fréquemment dans la base commerciale (Elsevier par exemple). Celle-ci reste nécessaire pour les recensions.
Des métadonnées à "l'œil" : Afin que le dépôt reste une opération simple, les métadonnées sont limitées et fournies par l'auteur : titre, auteur, résumé, affiliation. Il existe une classification thématique simple. Les mots-clés sont libres. Des référentiels propres à certaines institutions peuvent être utilisés.
Des portails thématiques sont possibles soit institutionnels, soit thématiques, soit par type de documents : exemple de TEL, pour les thèses en ligne, ou HAL-SHS, ou Ecole Centrale de Lyon, etc…
Différence entre STAR et TEL : STAR est une chaîne de traitement pour le dépôt de la version originelle d'une thèse, permet le stockage, garantit la qualité du document, les droits mais STAR n'est pas une plate-forme de diffusion. Les thèses déposées dans STAR seront déversées dans TEL. Si une première version existe déjà dans TEL (dépôt de la thèse avant soutenance), la version STAR (version officielle) sera une version-2. En revanche, Cyberthèses n'est pas connecté à HAL. La difficulté tient en partie au format Latex difficilement convertible en XML. Le format MathML étant peu utilisé.
Protocole OAI : les données de Hal sont moissonnables en OAI : on moissonne tout ou des sous-ensembles (commande ListSets). Les réponses sont fournies en XML, DC non qualifié.


Plus d'infos :
Guide du dépôt et du bon usage de HAL : article
ManuHal, un manuel qui comprend des recommandations aux auteurs, déposants ou utilisateurs : article




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Samedi 8 mars 2008
De l'usage des microblogs en bibliothèque, par Joe Murphy, Kline Science Library, Yale University
texte original publié en anglais sur e-lis
article paru originellement dans "Science & technology Libraries", vol. 28, 2008-02-21

SMS-blog : une rencontre gagnante pour les bibliothèques de sciences & techniques.

Les microblogs sont des outils de réseau social permettant la diffusion de nouvelles sous forme de messages limités en longueur à la manière d'un message instantané. Les outils de microblog dont la popularité est grandissante tels Twitter et Pownce, offrent une plate-forme où l'information se partage en combinant la technologie des blogs avec la mobilité des SMS. La plate-forme la plus populaire, Twitter autorise jusque 140 caractères par message et se lit soit en ligne, soit en messagerie instantanée, soit encore sur téléphone mobile.
Twitter est le plus performant des microblogs. Pownce permet l'échange de fichiers. Avec Tumble, on peut indexer des messages et poster des vidéos. Jaiku, partenaire de Google promet des innovations telles que des applications connectées avec Blogger, Google Talk, Orkut, Google docs, etc…
Plus que de simples tableaux d'affichage pour les bibliothèques, ces outils permettent de diffuser des nouvelles, événements, dates de vacances, expositions, nouveautés, ressources en ligne, formations, renseignements. Un microblog peut aussi servir de FAQ.
Des bibliothécaires peuvent échanger entre collègues et rendre ces échanges visibles au public ou utiliser la fonction @reply de Twitter ou Pownce ou "reblog" de Tumblr.

La limitation du nombre de caractères devient un atout du microblog en obligeant à produire des annonces concises style langage publicitaire qui captent l'attention. Utiliser au maximum abréviations et raccourcis, voire ignorer la ponctuation.

Voici quelques conseils pratiques pour bien utiliser ces outils. Choisir un nom d'utilisateur qui identifie clairement la bibliothèque, un nom reconnaissable par les lecteurs qui inclut un mot ou une abréviation de l'institution de rattachement, contenant éventuellement l'abréviation "lib". Le nom retenu sera inclus dans l'URL, donc le mieux est de le choisir le plus bref possible.

Dupliquer les communiqués de presse sous forme d'annonce complètera les blogs et les newsletter. Pointer vers le texte intégral par une URL. Les URL de plus de 30 caractères sont automatiquement raccourcies par Twitter grâce à Tiny-URL.
Se servir de l'URL du microblog pour communiquer : "Suivez les annonces de la bibliothèque sur Twitter.com/identifiant". Placer une annonce en évidence sur le site web sous forme de widget et utiliser toujours le même identifiant pour toutes les plates-formes de réseaux sociaux.

Le meilleur service à attendre de cet outil consiste à l'utiliser comme il est prévu en suivant les abonnés (followers). Augmenter son audience en invitant les amis des amis, et rechercher des contacts potentiels par identifiant, email, localisation ou intérêts. Répondre à ceux qui suivent (followers) en les suivant (following) également (netétiquette).

On peut élargir son audience en explorant les multiples plates-formes qui existent. Des agrégateurs de microblogs peuvent éviter aux bibliothécaires un travail redondant en fournissant une plate-forme unique pour plusieurs outils. Peu d'agrégateurs parmi les plus populaires sont capables de répondre à ces besoins. Hellotext centralise la majorité des microblogs mais ne fournit pas de possibilité de poster à partir d'un mobile. Twitku permet d'agréger jusque 3 applications … quand cela marche. De fait, il n'est peut-être pas judicieux d'utiliser ces plates-formes tant qu'elles ne sont pas vraiment au point.
Intégrer le widget précodé de Twitter ou Tumblr sur le site web de la bibliothèque ou sur un compte de réseau social. Certaines applications de Twitter conçues pour Facebook permettent de synchroniser les 2 services. Intégrer Twitter dans le navigateur ou le poste de travail avec l'une ou l'autre des nombreuses applications disponibles sur http://explore.twitter.com
Réduire la redondance en alimentant Twitter par le blog ou inversement.

Profil, nom, localisation, email, et bio sont les seuls éléments indexés de Twitter aussi il faut y inclure tous les éléments qui permettront aux usagers de trouver la bilbiothèque. Avec une limite de 160 caractères, la bio doit être efficace, identifier clairement la bibliothèque, décrire les disciplines que la bibliothèque recouvre et fournir un lien au site de la bibliothèque ou à son blog. Un lien à la page web de la bibliothèque dans le champ "More info URL" identifiera clairement le service comme un service officiel de la bibliothèque.
On peut personnaliser l'arrière-plan de la page en incluant une image. A choisir de préférence dans des tons clairs pour ne pas surcharger la page, en concordance avec la charte graphique du site, dans une même gamme de couleurs, en ajoutant une icône reconnaissable. Vu la petite taille de l'image, la choisir simple et lumineuse.
Principale faiblesse de Twitter : il n'est pas possible de choisir son audience. Soit tous les billets sont publics, soit seulement les abonnés (followers) peuvent suivre le fil. Tumblr et Pownce ont une meilleure granularité qui permet de sélectionner le public destinataire selon les billets.

Constituer un groupe de personnes ayant la responsabilité des messages, des réponses et de la maintenance du compte, ainsi que le support en ligne. La plupart des bibliothèques ont désigné une seule personne pour mettre à jour et maintenir le microblog. On peut préférer ouvrir son microblog Twitter à tous les bibliothécaires et personnels pour un contenu plus riche et une régularité du service. Si le microblog est lié à une adresse mail, penser à établir les règles de suivi des mails. Si cette fonction est disponible, activer les options de messagerie instantanée et SMS afin de pouvoir poster et recevoir les messages et mises à jour.

Les microblogs sont des outils de communication puissants et pratiques pour les bibliothèques et leurs usagers. Plusieurs bibliothèques utilisent déjà ces services : the Lunar and Planetary Institute Library http://twitter.com/LPI_Library, Maui Community College Library http://twitter.com/mcclib, Northeastern Illinois University Library http://twitter.com/NEIULibrary
Plus d'informations sur http://help.twitter.com/index.php?pg=kb.book&id=1
Caroline Middlebrook‘s “The big juicy twitter guide”
Ellyssa Kroski’s “A Guide to Twitter in Libraries

Twitter vu par François Cointe sur le blog des cybériens :




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Mercredi 20 février 2008

Source : Thingology blog, 8 janvier 2008

Pendant votre sommeil... ThingISBN travaille pour vous.

LibraryThing fait un tas de trucs sympas mieux que personne d'autre. Aujourd'hui, en voici une bonne illustration : le service ThingISBN. C'était déjà pas mal au moment du lancement il y a environ un an, avec la première API de LibraryThing. Et c'est de mieux en mieux. Là où son concurrent propose un service payant, LT reste toujours gratuit pour des usages non-commerciaux.

Le service ThingISBN établit des relations entre ISBNs (désambiguïsation). Donnez lui un ISBN, il vous fournit en retour une liste d'ISBNs en relation : autres éditions, autres supports, traductions de la même oeuvre. Les vendeurs l'utilisent pour récupérer les commentaires  et autres données d'une édition à l'autre, et pour vous vendre quelque chose quand le livre que vous cherchez n'est plus disponible. Les bibliothécaires l'utilisent pour proposer aux usagers un exemplaire de remplacement, si l'édition que cherche le lecteur est déjà empruntée.


ThingISBN est accessible de 2 façons :

    - une requête cette URL où vous pouvez changer votre ISBN selon vos besoins.

     - un fichier complet des ISBNs  (fichier thingISBN.xml.gz in répertoire /feeds.) à utiliser de préférence si vous souhaitez envoyer plus de 1000 requêtes par jour.


Qu'est-ce qui est sympa dans ce truc? LibraryThing n'est pas le seul fournisseur de ce service. D'autres comme OCLC, l'organisation basée à Dublin, Ohio, compilent leurs données grâce à l'analyse des billions d'enregistrements de la base OCLC. Leur banque de données et leur algorithme sont efficaces. Malheureusement, ils font payer leur service, nommé xISBN

LibraryThing procède différemment, en se reposant sur l'activité de ses membres qui ajoutent, combinent, séparent les éditions par milliers tous les jours. En faisant ça, les membres de LT établissent des connexions avec les autres utilisateurs. Autrement dit, vous récupérez des données (résumés, recommandations, tags, etc…) en connectant votre édition à celle des autres. Le résultat est une liste détaillée de correspondance entre les éditions, assemblées par milliers et s'améliorant chaque jour.

L'avantage est évident. OCLC reste au-dessus de LT en quantité, mais LT s'en approche, et il est probablement meilleur sur les éditions de poche.

Voici quelques exemples revus et corrigés depuis les débuts de ThingISBN :

- L'exemple favori d'OCLC est "Dune" de Frank Herbert. A l'origine, LT était loin derrière OCLC. Aujourd'hui, LT a surpassé OCLC avec 89 ISBNs contre 80 ISBNs pour OCLC

- "Alexander of Macedon" de Peter Green. Lorsque ThingISBN a démarré, LT connaissait le livre de poche et OCLC la première édition de 1974. Depuis, LT a découvert la première édition, ce qui porte à 3 ISBNs alors que OCLC ne connaît toujours pas l'édition de poche.

- Emily Bronte, Wuthering Heights. A l'origine, LT avait 92 ISBNs, OCLC en avait 326. Toujours en tête avec 424 ISBNs, mais LT a plus que triplé son décompte le portant à 285


Aujourd'hui, OCLC surpasse toujours LT en nombre d'ISBNS. LT représente 2,7 millions d'ISBNS. Mais tous les jours LT gagne du terrain.

Alors qu'OCLC continue d'investir des ressources et du personnel sur ce projet, LT progresse sans réel investissement grâce à ses membres.

Update du 15/02/2008


Un wiki recense les projets qui utilisent les services de ThingISBN. Voir en particulier l'OPAC de University of Huddersfield.




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