Mercredi 6 février 2008
Une vidéo en 3 parties  sur les débuts de l'informatique. Vraiment passionnant pour (re)découvrir les premiers micro-ordinateurs.






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Jeudi 31 janvier 2008
Source : US news & World report

31 carrières d'avenir en 2008 : dentiste, ingénieur, paysagiste, optométriste et bibliothécaire...

Bibliothécaire : une carrière sous-estimée.
Oubliez l'image du rat de bibliothèque : le bibliothécaire d'aujourd'hui est un geek, capable de dénicher une aiguille dans une botte de foin, il connaît toutes les ficelles de la recherche dans une montagne d'info et il adore faire partager ses compétences.

Achats de bouquins et de ressources en ligne lui garantissent des séances shopping palpitantes.
Ou alors, il s'improvise acteur d'une présentation de marionnettes pour enfants, ou même animateur d'un cercle de lecture pour retraités.

Et cerise sur le gateau, les horaires sont tout à fait raisonnables.

Des bibliothécaires hors les bibliothèques : il n'y a pas que les universités et les collectivités locales qui emploient des bibliothécaires. Du côté des cabinets de juristes, des prisons, des syndicats, des instituts...il existe des opportunités pour des bibliothécaires spécialisés. A la différence des emplois en bibliothèque publique qui impliquent des horaires de week-end, ces postes sont la plupart du temps sur un horaire fixe (9 - 17).

Dans une petite bibliothèque municipale, le bibliothécaire est partout. Il commence sa journée en feuilletant des catalogues pour décider quels livres ou quelles bases de données ajouter aux collections.
Puis, passage au bureau de renseignements où les questions sont variées : "où sont les toilettes?" "ya plus de papier" (comprendre dans la photocopieuse), présentation d'un moteur de recherche devant une classe, retour au bureau de renseignements, règlement d'un début de conflit avec un groupe d'ados turbulents.

En fin de journée, lecture d'un article sur les automates en bibliothèque, ces systèmes de gestion des bibliothèques qui permettent au public de se passer d'un vrai bibliothécaire. Demain, c'est décidé, il demandera des subventions pour démarrer un projet d'aide à la recherche d'informations médicales.

Trop beau pour être vrai? Peut-être. Voici une réaction lue sur le forum de US news :

"
Bibliothécaire sur la liste des carrières d'avenir : quelle surprise!  Ayant appris que de nombreux bibliothécaires partent à la retraite, j'avais envisagé de reprendre des études pour préparer le MLS. Un coup d'oeil sur libraryjournal montre la réalité du monde des bibliothèques : les nouveaux diplômés cherchent en moyenne 6 mois à un an avant de trouver un emploi. Certes, certains partent à la retraite, mais ils ne sont pas remplacés, faute de budget..."


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Jeudi 17 janvier 2008
Source : blog de la bibliothèque du Congrès, My Friend Flickr, 16 janvier 2008

La  bibliothèque du Congrès  s'engage dans un projet de partage de photos en ouvrant un compte sur Flickr.

Si tout se déroule comme prévu, le projet permettra de relever deux défis majeurs : offrir le meilleur accès possible aux collections de photographies et collecter la meilleure information possible sur ces collections au profit des chercheurs et de la postérité.

3.000 photos sans restriction de copyright ont été mises en ligne sur Flickr. Les internautes sont invités à commenter, indexer ou annoter ces photos comme n'importe quelle autre photo de Flickr. Cela peut être le lieu où la photo a été prise ou l'auteur de la photo puisque ces informations sont souvent manquantes. 

Flickr a créé un modèle de publication appelé "Commons" destiné aux collections de photographies des institutions. Pour l'instant réservé à la Bibliothèque du Congrès dans le cadre de ce projet expérimental, ce modèle pourrait être proposé à d'autres institutions culturelles, musées, bibliothèques.

Extrait de l'album de la bibliothèque du Congrès : Femmes au travail en 1943 dans une usine de Milwaukee, Wisconsin. Fabrication de pièces pour fusils.














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Mercredi 9 janvier 2008
Bodo, Norvège mai 2004 : le bibliobus "Bokbussen", photo prise lors d'un voyage à vélo aux iles Lofoten.


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Mercredi 9 janvier 2008
Source : International Herald Tribune, 9 octobre 2007


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Par mesure d’économie, des villes américaines  passent des contrats avec des compagnies privées pour gérer les bibliothèques publiques.

Medford, Oregon : Une énorme pancarte rouge marquée "Fermé" a été apposée sur la porte de la bibliothèque depuis mi-avril lorsque les autorités se sont trouvées à court d’argent pour assurer le fonctionnement des 15 bibliothèques du comté de Jackson.

Pourtant, d'ici quelques semaines, la pancarte sera enlevée et les portes s'ouvriront à nouveau, maintenant que le gouvernement du comté a trouvé une solution économique inédite: externaliser la gestion des bibliothèques.

Le comté restera propriétaire des bâtiments et des collections. Les bibliothèques seront gérées par une compagnie extérieure avec une logique de profit. Les bibliothècaires ne seront plus ni fonctionnaires ni membres du syndicat de la fonction publique, mais des employés du secteur privé.

Les usagers des bibliothèques de cette région du sud Oregon, soit environ 200.000 habitants, ne verront peut-être pas vraiment la différence, mais les bibliothécaires eux la percevront, étant donné que la compagnie a l'intention de continuer avec moins de personnel et aura toute liberté pour décider des salaires et des avantages.

"Tout citoyen, lorsqu'il viendra à la bibliothèque, verra du personnel formé, compétent et disponible pour le consommateur," explique Bob Windrow, directeur des ventes et du marketing chez Library Systems and Services, LSSI, la compagnie basée au loin dans le Maryland à qui la situation profite. "Ils ne sauront pas qui paient les salaires et ils s'en moquent. Ce qui les intéresse, c'est de savoir si la bibliothèque sera ouverte aux heures qui leur conviennent et d'obtenir le service qu'ils attendent."


Depuis des années, les autorités locales ou fédérales ont privatisé certains services, comme la collecte des déchets ménagers, le traitement des salaires ou l'entretien des routes.

Passer contrat avec une société privée pour la gestion d'une bibliothèque est un phénomène relativement récent, qui gagne en popularité alors que des communautés allant du Tennessee jusqu'en Californie cherchent à économiser de l'argent.

Cette pratique a déclenché une réaction venant de ceux qui pensent que les municipalités utilisent un moyen détourné pour affaiblir le pouvoir du syndicat des fonctionnaires, et de ceux qui disent que de tels accords vont à l'encontre de l'idée que les bibliothèques sont l'une des plus nobles fonctions du gouvernement dans une démocratie.

"C'est un transfert du bien public vers des intérêts privés", selon John Sexton, du comté de Jackson, bibliothécaire au chômage et qui a été reçu en entretien par LSSI pour son ancien poste. "Les bibliothèques ont toujours été une source d'information pour chacun et n'appartiennent à personne."


Les quelques quinzaines de municipalités américaines qui ont externalisé la gestion de leur bibliothèque ont signé avec LSSI, le plus gros acteur dans ce domaine, mais LSSI est détenu par des intérêts privés et ne divulgue pas ses profits.

Le comté de Jackson a perdu brutalement 36% de son budget l'année dernière alors que le Congrès n'a pas renouvelé les subventions destinées à aider les régions où l'exploitation forestière a été touchée par la régulation des espèces protégées. Les élus du comté ont décidé de fermer les bibliothèques plutôt que de revoir à la baisse les budgets. (Par la suite, le Congrès a voté une prolongation d'un an des subventions à l'exploitation forestière.)

Ceux qui aiment les livres se plaignent amèrement des fermetures, mais 2 mesures pour augmenter les impôts et rouvrir les bibliothèques ont été rejetées. Puis LLSI a offert ses services aux bibliothèques, en offrant de meilleures conditions que le syndicat des fonctionnaires.

Le contrat de LSSI se chiffre à environ 3 millions de dollars (2.1 millions d'euros) par an. Le comté prévoit 1.3 millions de dollars (920000 euros) pour l'entretien des bâtiments. L'ensemble représente environ la moitié des 8 millions de dollars (5.7 millions d'euros) que le comté dépensait auparavant chaque année pour ses bibliothèques.


Cependant, les bibliothèques seront ouvertes 24 heures par semaine, contre plus de 40 heures dans la plupart des succursales avant la fermeture.  LSSI envisage d'embaucher 50 à 60 employés à temps plein contre 88 auparavant.

Le comté garde le contrôle sur certaines décisions, dont les pénalités de retard, le coût de l'inscription et les durées de prêt.


LSSI sera responsable des achats de livres et argumente qu'il peut obtenir des remises importantes des fournisseurs en regroupant toutes les commandes des bibliothèques dont il assure la gestion. LSSI sera également responsable du recrutement et annonce que les salaires seront identiques à ce qui se pratiquait auparavant, mais les avantages seront moindres.


Les salariés sont reçus en entretien pour pourvoir leurs précédents postes, ce qui signifient que les usagers ne seront pas dépaysés, mais il n'y aura pas assez de travail pour tous. Certains doivent encore décider s'ils veulent ou non revenir.

"J'attends de voir," dit Amy Kinard, employée depuis 17 ans à la bibliothèque. "La situation n'est pas encourageante, mais j'essaie de voir les avantages à travailler pour eux." 
 

Certains bibliophiles craignent que la distance rendent les responsables des achats moins sensibles aux centres d'intérêts locaux et que les rayons soient fournis uniquement de best-sellers.

"Comment cette entreprise peut-elle  comprendre les nécessités locales?" demande Lorienne Roy, présidente de l'Association des bibliothèques américaines, qui s'oppose à l'externalisation des bibliothèques. "On a longtemps considéré les bibliothèques comme différentes. C'est de l'ordre de l'intangible. On ne peut pas en faire du profit."


Le comté de Riverside, Californie, est considéré comme précurseur dans le domaine de l'externalisation des bibliothèques. Le comté a signé avec LSSI en 1997, et une étude de 2002 a montré que les clients des bibliothèques du comté de Riverside sont généralement satisfaits des services proposés.


L'année dernière, les villes de San Juan et Leander au Texas, Redding et Moorpark en Californie, et le comté de Jackson-Madison au Tennessee ont rejoint les rangs de LSSI.

En revanche, Fargo, North Dakota, a rompu les liens avec LSSI après avoir reçu des plaintes pour des factures impayées par la société et Jersey City du New Jersey a dénoncé ses contrats après un changement de l'équipe municipale.


Pour en revenir à l'Oregon, Jim Olney, directeur de la fondation pour la bibliothèque du comté de Jackson, se considère comme partisan du syndicat mais dit :"S'il faut choisir entre fermer la bibliothèque ou externaliser, il faut externaliser. C'est un choix difficile, mais il n'y a pas de choix facile."

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